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Enjeux de l'économie cacaoyère ivoirienne

La Côte d'Ivoire, pays d'Afrique de l'Ouest comptant 16.000.000 d'habitants, est le premier producteur mondial de fèves de cacao, avec une production moyenne annuelle de 1.200.000 tonnes, soit 41 % de l'offre mondiale. Sur le plan macro économique national, le niveau de production atteint fait que l'économie cacaoyère fournit environ 40 % de recettes d'exportation, et contribue pour 10 % à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB). Au plan social, ce sont environ 600.000 chefs d'exploitation qui animent l'appareil de production, faisant ainsi vivre environ 6.000.000 de personnes des revenus du cacao.
L'on peut alors indiquer d'une part que la Côte d'Ivoire occupe une place prépondérante sur le marché international du cacao, et d'autre part que la cacaoculture revêt une importance cruciale pour son économie. La conjugaison de ces deux états de fait rend le pays particulièrement sensible à l'analyse et à la bonne gestion des enjeux stratégiques inhérents à la durabilité de la production cacaoyère, surtout dans le contexte d'une économie mondiale de plus en plus libéralisée.
 
 La qualité : enjeu de taille pour la commercialisation à moyen terme
Au nombre des enjeux auxquels doit faire face avec succès l'économie cacaoyère ivoirienne, figure en bonne place celui de la gestion rationnelle de la qualité. Cet enjeu se décline en deux volets, l'un technique et opérationnel, et l'autre éthique.
 
Aspects techniques et opérationnels
 
Sur le plan technique et opérationnel, il s'agit d'attester, au regard des normes édictées en la matière, que le cacao ivoirien (ou le chocolat qui en est fait) possède les caractéristiques techniques et physico chimiques requises. Au-delà du respect strict des standards habituels d'exportation (taux d'humidité, taux de différents types de fèves défectueuses, taux de corps étrangers, taux d'acidité, granulométrie, etc), c'est toute la problématique liée à l'introduction de matières grasses végétales autres que le beurre de cacao dans le chocolat, mais aussi et surtout la problématique de la maîtrise du niveau de contamination des fèves par l'ochratoxine A (OTA). En la matière, l'entrée en vigueur des directives européennes, sans que la Côte d'Ivoire soit capable de promouvoir la pureté de son cacao et d'en at test er la conformité, est lourde de menaces, au regard du poids significatif de l'Union Européenne au niveau des exportations de cacao.
 
Aspects éthiques : responsabilité sociale dans la production du cacao
 
Sur le plan éthique, plus particulièrement au niveau de la responsabilité sociale, il s'agit d'attester des efforts mis en oeuvre pour faire que la production du cacao ivoirien respecte les normes édictées en la matière. Dans ce cas précis, il convient d'indiquer que la menace qui pèse est liée au traitement adéquat de la question du travail des enfants dans les plantations de cacao.
 
 
En effet, compte tenu des attaques médiatiques menées à partir des USA par des groupes de pression et organisations non – gouvernementales, en direction de l'industrie du chocolat et des pays producteurs, dont la Côte d'Ivoire particulièrement, le législateur américain avait accordé un sursis aux industriels américains concernant la mention « produit sans recours aux pires formes du travail des enfants » sur les chocolats et produits dérivés du cacao vendus sur le marché américain. En contrepartie, l'industrie du chocolat a signé le 19 Septembre 2001 un protocole, connu sous le nom de protocole Harkin-Engel, du nom des législateurs américains s'étant saisis du dossier. Ces législateurs, au même titre que la Côte d'Ivoire, l'Organisation Internationale du travail ( OIT ) et les groupes de pression, ont également signé le protocole en tant que témoins.
 
 
Ce protocole obligeait les parties, principalement l'industrie, à agir de sorte à concevoir et mettre en oeuvre avant le 1 er juillet 2005, un système crédible et mutuellement acceptable permettant de certifier que la production du cacao n'a pas recours aux « pires formes du travail des enfants », conformément aux dispositions des conventions N° s 138 et 182 de l'OIT.
 
 
Outre le protocole, l'administration américaine a également mis en oeuvre un processus régulier de reporting, permettant d'évaluer les efforts entrepris par les Etats relativement à la problématique levée.
 
 
En particulier, deux requêtes publiques du gouvernement américain ont mis en lumière cette problématique du travail des enfants, l'une (Federal Register du 10 mai 2004 relative aux informations à fournir par rapport aux pires formes du travail des enfants dans la cacaoculture en Côte d'Ivoire, initiée par l'US Department of Labor, USDOL, et l'autre, (Federal Register du 26 août 2004 initiée par l'U.S. Trade Representative, USTR concernant l'examen de l'éligibilité des pays d'Afrique à l'AGOA . Ces deux requêtes devaient permettre à l'administration américaine de prendre des décisions à la fin de l'année 2004 par rapport à :
 
  • l'opportunité de l'interdiction de l'importation du cacao origine Côte d'Ivoire ;
  • l'éligibilité de la Côte d'Ivoire à l'AGOA au titre de l'année 2005.
  Outre l'attention sucitée sur le marché américain, il faut désormais aussi prendre en compte les attentes du marché européen qui absorbe près des deux tiers (2/3) des exportations de cacao. En effet, depuis juillet 2005, le Parlement européen a enclenché un processus visant à inclure une clause relative au traitement adéquat de la question du travail des enfants dans les accords commerciaux et partenariats stratégiques avec les pays ACP.
  En somme l'accès à la quasi totalité du marché d'exportation du cacao de Côte d'Ivoire est conditionné par le traitement adéquat de la question du travail des enfants.
 
Gestion des enjeux présentés

 

Le caractère crucial de l'enjeu pour la Côte d'Ivoire provient du fait que celle-ci constitue la première source d'approvisionnement en matière première des industriels chocolatiers. C'est pourquoi le gouvernement ivoirien s'est fortement engagé à donner une réponse multiforme et durable à la question du travail des enfants dans la cacaoculture. Outre les réponses institutionnelles, juridiques et pénales, il faut mentionner les réponses opérationnelles apportées par la mise en œuvre d'actions de terrain, tant au niveau de la prévention, de la remédiation que de l'approche intégrée. C'est ainsi, qu'au titre de l'action intégrée, la responsabilité sociale dans la cacaoculture est le centre d'intérêt du projet pilote SSTE, conçu et mis en œuvre dans le département d'Oumé de 2005 à 2006.
 

 

En particulier, en ce qui concerne les deux requêtes de l'Administration américaine, la partie ivoirienne a fourni des memoranda l'engageant à un traitement adéquat de cette problématique du travail des enfants dans la cacaoculture, conformément au protocole, en collaboration avec l'industrie du chocolat et le Bureau International du Travail.
 
Conclusion et perspectives

Les efforts consentis, avec l'appui de l'industrie et du BIT ayant été reconnus, un moratoire basé sur l'engagement d'exécution d'un programme triennal a été obtenu. Il s'agit désormais de faire en sorte qu'au premier juillet 2008 (01/07/2008), avec l'appui conséquent de l'industrie, le système de certification du processus de production du cacao soit en œuvre sur 50% de la zone de production de cacao en Côte d'Ivoire.

 

De fait, il est tout à fait clair que la durabilité de notre économie cacaoyère ivoirienne sera grandement conditionnée par l'atteinte de l'objectif fixé pour juillet 2008.

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